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La Revue Sainte Anne est la publication religieuse la plus ancienne au Québec. C’est l’abbé Nazaire Alphonse Leclerc qui en fut le fondateur et qui publia le premier numéro, en 1873.
Vicaire à Kamouraska, il fut invité à collaborer pendant 9 ans à La Gazette des campagnes, une publication de l’école d’agriculture de La Pocatière qui la créa en 1861. Transféré à Saint-Jean-Chrysostome, il voulut continuer ce service, en fondant une publication religieuse à laquelle il donna le nom de Gazette de la famille canadienne; c’était en 1870. Reconnaissant que sainte Anne était la patronne du Québec, et très populaire, il songea à donner un nouveau nom à sa revue « Les Annales de sainte Anne ». Le cardinal Taschereau, grand dévot de cette sainte, l’encouragea.
Depuis, le périodique passa entre plusieurs mains, en particulier au Collège de Lévis, pour être confié aux gardiens du sanctuaire national de Sainte-Anne-de-Beaupré, en 1897. Avec les années, les Annales ont changé de nom, bénéficié de tous les progrès de l’imprimerie et de l’informatique, tout en conservant leur but : être au service des familles pour soutenir la vie chrétienne et promouvoir la dévotion à sainte Anne, dévotion que Mgr de Laval reconnaissait comme étant une caractéristique de cette Église de la Nouvelle-France.
L’école d’agriculture de La Pocatière publie le premier numéro de « La Gazette des campagnes », première ébauche de la future Revue Sainte Anne.
L’abbé Leclerc modifie le contenu de la Gazette des campagnes, et fonde « La Gazette de la famille canadienne ».
L’abbé Leclerc écrit une série de 12 articles sur les activités et faveurs obtenues au sanctuaire de Ste-Anne-de-Beaupré. Ils seront publiés en 1873.
Le collège de Lévis signe un contrat avec les Rédemptoristes et leur cède tous les droits de la revue « Les Annales de sainte Anne ».
« Les Annales de sainte Anne » deviennent un magazine populaire catholique offrant plus de variété et de renseignements pour soutenir la foi des lecteurs, sous la direction du P. Bernard Mercier, C.Ss.R.