Recevez les dernières nouvelles par courriel!
Tout le monde connaît le fameux récit de la Tour de Babel (Gen. 11, 1-9) : l’auteur tente d’expliquer le fait que sur terre on trouve des nations différentes qui s’expriment dans des langues différentes. Récemment, je suis tombé sur une autre version de cette histoire qui m’a fait réfléchir et que je voudrais partager avec vous.
« Au commencement, tout le monde parlait des langues différentes… » Chacun dans son coin fait sa besogne, incapable d’entrer en contact avec qui que ce soit. Pas de communication, pas de perte de temps, le travail se fait dans l’indifférence et l’individualisme le plus complet. Alors, Dieu qui voit que l’atmosphère est lourde et triste, s’en émeut et décide d’opérer un grand changement. Et voilà que le miracle se produit : tout le monde parle la même langue! C’est la joie, c’est l’euphorie : on se comprend! Commencent alors les échanges, les dialogues, les célébrations et… immanquablement un peu de placotage… Le travail ralentit, parfois le ton monte, les divergences s’affirment, les discussions tournent au vinaigre, on se surveille et l’on s’accuse les uns les autres, et commencent les chicanes, les poursuites, les commissions d’enquêtes, on s’entre-déchire, on s’entre-tue pour des niaiseries. La corruption naît, pousse, grandit, fleurit de plus belle…! Et s’effondrent les tours… de Babel…! Où est-ce qu’on s’en va?
Et c’est précisément dans ce monde déboussolé que Dieu veut se faire éternellement présent et jeter les bases d’un nouveau « Royaume ». C’est comme un recommencement, une « re-création », on ne parle plus de « tour » mais d’un « Royaume » dont la pierre d’angle sera son fils Jésus. Ce sera le Royaume de la Paix, de l’Amour inconditionnel, de la vérité, de l’Accueil et de la Joie… accessible à tous pour les siècles à venir!
Et maintenant c’est notre tour, c’est avec nous qu’Il veut poursuivre son projet : notre collaboration, si modeste soit-elle, est indispensable! Qui que nous soyons, nous pouvons devenir une pierre de ce nouvel édifice, de cette « ÉGLISE » toujours nouvelle, dont nous ne verrons jamais les murs et qui ne sera jamais terminée, mais qui ne sera pas moins réelle pour autant. Nous avons un rôle spécifique à jouer. Dieu prend le risque de nous faire confiance.
Malgré la crise que nous vivons comme ÉGLISE, nous avons cette certitude que Jésus est parmi nous et qu’Il y est pour y rester « jusqu’à la fin des temps », comme il l’a dit lui-même. Forts de cette présence, aucune crise ne peut nous inquiéter si nous avons à cœur d’y apporter notre collaboration… si modeste soit-elle!